Inventé à la fin du 19e siècle, le plastique a progressivement envahi nos vies depuis les années 50. La production mondiale est passée de 1,5 million de tonnes en 1950 à 368 millions en 2019. Rares sont les objets de notre quotidien qui n’en contiennent pas. Ce matériau résistant, peu coûteux et malléable à l’envi, a de nombreux avantages, mais aussi de nombreux revers. De sa fabrication à sa fin de vie (souvent prématurée), le plastique contribue à l’épuisement des ressources, génère des émissions de CO2 et engendre des impacts environnementaux importants. Peu de déchets plastiques sont aujourd’hui recyclés et beaucoup finissent incinérés avec les ordures ménagères ou enfouis dans des décharges. S’ils sont abandonnés dans la nature, ils mettront des siècles à disparaître… s’ils disparaissent vraiment.

La pollution plastique est une réalité qui va bien au-delà de celle que nous constatons régulièrement sur les plages, le long des routes, à la surface des rivières… Une pollution invisible, composée de micro- et nano-plastiques, qui se retrouve dans les océans, les sols et même dans l’air que nous respirons, et qui impacte fortement les organismes vivants et la biodiversité.

Comprendre le cycle de vie des plastiques, depuis leur production jusqu’à leur dispersion dans l’environnement, et leurs impacts sur la biodiversité est un enjeu majeur. BiodivOc a organisé, en partenariat avec l’Observatoire océanologique de Banyuls et le Labex CeMEB, deux journées scientifiques les 11 et 12 janvier 2023, réunissant chercheurs et acteurs socio-économiques à l’Observatoire de Banyuls autour de cette thématique.

En « OFF » du colloque

Une session ouverte au grand public a également été proposée le mercredi 11 janvier à 18h30 dans le cadre du cycle « Les mercredis de la connaissance » en collaboration avec l’Association des Amis du Laboratoire Arago (AALA).

Intitulée « Le plastique, c’est pas fantastique ! « , cette session, animée par Vincent Tardieu, a permis de sensibiliser un large public Banyulenc aux impacts des pollutions plastiques sur la biodiversité, les écosystèmes et, plus largement, sur l’environnement et la santé.

Deux artistes également été invitées à présenter leurs œuvres en marge du colloque lors des moments de convivialité autour des pauses-café.