Ecologie et évolution des systèmes de REProduction chez la famille de l’OLivier (Oleaceae)

Les mécanismes empêchant l’autofécondation sont fréquents chez les plantes, et permettent d’optimiser le brassage génétique dans les populations naturelles et de limiter la dépression de consanguinité. Ces systèmes d’incompatibilité (SI) empêchent aussi certains croisements, définissant des groupes de compatibilité, ce qui peut représenter une limite pour la production végétale. REPOL a pour objectif d’identifier les facteurs génétiques du SI chez les Oléacées, et d’analyser l’allocation des ressources dans les fonctions sexuelles des groupes de compatibilité dans les populations de jasmin et de filaire. Les résultats escomptés permettraient de développer des outils de typage des groupes de compatibilité chez les Oléacées (dont l’Olivier) et de mieux comprendre l’évolution du SI. Le projet sera mené en concertation avec des professionnels et lycées agricoles afin de permettre un transfert de concepts d’écologie évolutive vers des applications en horticulture et en conservation.

Partenariat

L’étude des Oléacées (eg. Olivier) a été traditionnellement faite à Montpellier, du fait de sa situation en Méditerranée française. Un rapprochement entre EDB et CEFE permettra de combiner nos expertises dans des domaines variés pour constituer un pôle de recherche en Occitanie sur les espèces d’Oléacées méditerranéennes. Ce projet combinera à la fois des expertises en écologie, génomique, évolution moléculaire, modélisation, agronomie et horticulture. Cela permettra, d’une part, de répondre à des questions fondamentales, et d’autre part, d’en tirer des applications directes pour la production végétale. Avec ce projet, nous souhaitons aussi initier un suivi de populations naturelles sur le long terme, et renforcer nos liens collaboratifs avec les conservatoires botaniques (CBN). Enfin, ce projet est aussi fortement ancré dans la formation universitaire et en lycée agricole, avec l’objectif de sensibiliser des étudiants à l’écologie évolutive et à ses applications potentielles en horticulture. Nous gageons qu’une meilleure compréhension de la diversité du vivant est un préalable nécessaire pour mieux la préserver et l’utiliser de manière raisonnée.

Porteur Guillaume Besnard (CRHC), CNRS, EDB, Equipe DEEP, Toulouse
Co-porteurs Mathilde Dufay (PR), Equipe « Interactions Biotiques » et Pierre-Olivier Cheptou (DR2),  Equipe « Nature, Conservation et Sociétés », CEFE,  Montpellier

Partenaires extérieurs

Part. 1 Sonia Vautrin & Carine Satgé, Centre National de Ressources Génomiques Végétales (CNRGV), Plateforme de génomique, INRAE Toulouse
Part. 2 Olivier Bouchez, Plateforme de génomique et transcriptomique GeT-PlaGe, INRAE Auzeville
Part. 3 Hélène Lasserre, France Olive (Association Inter-professionnelle), Nîmes.
Part. 4 Fabienne Moreau, ADNid (QualTech) – Laboratoire privé spécialiste ‘tests ADN’, Montferrier sur Lez.
Part. 5 Magali Cluzel, Lycée agricole (LGTA – AnaBioTech) Toulouse-Auzeville
Part. 6 Gérard Largier & James Molina, Conservatoires Botaniques Nationaux Midi Pyrénées et Méditerranéen de Porquerolles
Part. 7 Pierre Saumitou-Laprade & Isabelle de Cauwer, UMR CNRS EEP, Univ. Lille, Villeneuve d’Ascq